La réussite d’un projet informatique dépend d’une planification méticuleuse et d’une compréhension approfondie de chaque phase. 🤓

Découvrez un guide exhaustif pour repérer toutes les missions et étapes essentielles d’un projet informatique, illustré par des exemples concrets et accompagné de solutions !

Établir les exigences et objectifs

Créer votre planning

Affecter les responsabilités

La communication au cœur de votre projet

Phases du projet (exécution du projet)

Identifier les risques

Phase de test

Conclusion et clôture projet

Établir les exigences et objectifs

En premier lieu, assurez-vous de bien comprendre les exigences du client et établissez des objectifs SMART(e) : Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporellement définis, et Écologiques (respectueux de l’environnement).

Diverses étapes cruciales sont requises pour préciser vos besoins et vos objectifs.

Aussi, nous avons créé un petit lexique simple pour vous aider à comprendre certains termes.

1. Rencontre avec les parties prenantes

Convoquez des réunions avec les parties prenantes afin de recueillir des informations sur leurs besoins, leurs attentes et les problématiques actuelles. Posez des questions ouvertes pour obtenir des détails précis.

2. Analyse des processus en cours

Examinez les processus actuels pour identifier les lacunes et repérer les opportunités d’amélioration. Comprenez les flux de travail existants pour cibler de manière précise les domaines nécessitant des améliorations.

3. Objectifs SMART(E)

Définissez des objectifs spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, temporellement définis et respectueux de l’environnement (SMART(e)) en collaboration avec les parties prenantes. Cela garantit une vision claire et des critères de succès concrets.

4. Documentation des exigences: le cahier des charges

Rédigez une documentation détaillée des exigences du projet, en prenant en compte à la fois les besoins fonctionnels et non fonctionnels, appelé cahier des charges. Cette documentation servira de référence tout au long du cycle de vie du projet.

Exemple: Les exigences de sécurité (risque cyber), les exigences RGPD et différents besoins qui vont souvent revenir sur vos projets (nbre utilisateurs, SLA, interfaces, etc).

Créer votre planning projet

Élaborez un plan détaillé comprenant des étapes clés et des repères importants pour guider le déroulement du projet.

1. Identification des étapes clés

Segmentez le projet en phases distinctes, chacune représentant une étape significative dans son cycle de vie. Ces phases englobent généralement la planification, la conception, le développement, les tests, le déploiement et la maintenance.

Exemple: Dans le cadre d’un projet de développement d’application, ces phases pourraient être la planification, la conception, le développement, les tests, le déploiement et la maintenance.

2. Établissement des jalons

Définissez des repères spécifiques pour chaque phase. Ces jalons constituent des points clés du projet, facilitant la mesure des avancées et garantissant le respect des échéances.

Exemple : Un jalon pour la phase de test pourrait être l’achèvement des développements.

3. Affectation des délais et des ressources

Évaluez la durée estimée pour chaque phase et attribuez les ressources nécessaires. Considérez les compétences requises, la disponibilité des membres de l’équipe et d’autres éléments impactant la planification.

Exemple : Pour la phase de recette, une estimation de 1 mois pourrait être envisagée, avec une équipe composée de 4 testeurs travaillant à plein temps.

4. Gestion des interdépendances

Repérez les liens de dépendance entre les différentes phases et tâches du projet. Certains éléments doivent être complétés avant que d’autres ne puissent démarrer.

Exemple : La mise en PROD ne peut débuter qu’après la finalisation de la phase de test.

5. Communiquer sur les délais

Vérifiez la réalisme des échéances et transmettez-les de manière claire à toutes les parties prenantes. Cette pratique garantit que l’équipe maintienne sa concentration sur les objectifs, tout en permettant aux parties prenantes de gérer leurs attentes de manière proactive.

Affecter les responsabilités

Affecter toutes les tâches à différents membres de l’équipe en fonction des compétences connues et appropriées.

1. Analyse des compétences

Analysez les compétences et les points forts de chaque membre de l’équipe. Distribuez les tâches en fonction de ces compétences afin d’optimiser l’efficacité.

Exemple : Si un membre de l’équipe possède une expertise particulière dans le développement SQL (base de données), attribuez-lui les responsabilités liées à cette phase spécifique du projet.

2. Équilibre des charges de travail

Garantissez une répartition équitable de la charge de travail parmi les membres de l’équipe. Prévenez la surcharge pour certains et, à contrario, évaluez ceux qui vont être moins chargés.

Exemple : Si une phase du projet tombe pendant les congés, assurez-vous de la présence des membres de l’équipe ou décalez la distribution des tâches en conséquence.

3. Expression des attentes

Transmettez de manière transparente les attentes liées à chaque tâche attribuée. Précisez les objectifs, les échéances et les critères de réussite afin d’éviter toute ambiguïté.

Exemple : Précisez au chef de projet, responsable du pilotage, les exigences particulières en matière de gouvernance projet (avoir un ordre du jour à jour, un compte rendu de chaque réunion et un tour de table exhaustif).

4. Établir la matrice RACI

Élaborez une matrice des responsabilités documentant clairement les attributions de chaque membre de l’équipe. Cela sert de guide pour toute l’équipe, prévenant ainsi les malentendus.

Exemple : Une matrice des responsabilités pourrait préciser que l’informatique est responsable des tests techniques alors que les équipes fonctionnelles sont responsables des tests « métiers ».

La communication au cœur de votre projet

Mettez en place des moyens de communication bien définis afin d’assurer une collaboration transparente entre les membres de l’équipe.

1. Rencontres périodiques

Organisez des rencontres fréquentes pour échanger sur les avancées, les défis et les ajustements nécessaires. Assurez-vous de la participation de toutes les parties prenantes.

Exemple : Des réunions hebdomadaires pour évaluer les progrès, discuter des défis rencontrés et planifier les étapes à venir.

2. Plateformes de collaboration

Optez pour des plateformes de communication comme Slack, Microsoft Teams, ou d’autres outils similaires afin de faciliter les échanges rapides et la collaboration en temps réel.

Exemple : Mise en place de canaux dédiés sur TEAMS pour discuter de sujets spécifiques

3. Rapports périodiques sur l’évolution

Présentez des rapports réguliers aux parties prenantes afin de maintenir une transparence sur l’avancement du projet.

Exemple : Un rapport hebdomadaire mettant en lumière les réalisations, les défis rencontrés, et les prochaines étapes à venir.

4. Utiliser des outils de gestion de projet

Optez pour des outils de gestion de projet tels que Jira, Redmine, ou Zendesk pour surveiller les tâches, attribuer des responsabilités et suivre les échéances.

Exemple : L’utilisation de Redmine pour le suivi des tâches, l’attribution de tickets aux membres de l’équipe et la visualisation des dépendances entre les différentes tâches.

E. Encourager à la communication transparente

Favorisez un échange ouvert en établissant un environnement où les membres de l’équipe se sentent à l’aise de partager leurs idées, préoccupations et solutions.

Exemple : Organisez des sessions de réflexion où les membres de l’équipe peuvent librement partager leurs suggestions pour améliorer les processus.

Identifier les phases du projet (exécution du projet)

Découper chaque étape de votre projet

1. Décomposer les étapes :

Pour chaque étape indiquée dans la feuille de route, subdivisez-la en tâches concrètes et quantifiables. Cette décomposition simplifie la gestion quotidienne et facilite le suivi précis des avancements.

Exemple: lors de la phase de conception d’une application, les tâches spécifiques pourraient englober la création du serveur WEB, le développement de fonctionnalités WEB et la mise en œuvre de plusieurs API.

2. Prioriser les tâches:

Repérez les tâches cruciales nécessitant une réalisation préalable et celles qui peuvent être exécutées simultanément. Cette approche vise à réduire les retards et à maximiser l’efficacité.

Exemple: considérez la conception du serveur WEB comme une tâche critique, car la finalisation de cette étape conditionne d’autres activités et notamment l’installation de la partie applicative. »

3. Définir les critères de réussite :

Identifier les risques

Repérez les risques éventuels à chaque phase et développez des stratégies d’atténuation.

1. Détecter les risques

Mettez en place des séances de réflexion en groupe pour repérer les risques potentiels. Impliquez l’ensemble de l’équipe pour assurer une compréhension exhaustive.

Exemple : Risque d’absence et retard du projet si une phase majeure du projet tombe pendant les congés d’été.

2. Évaluer la probabilité

Analysez la probabilité de survenue de chaque risque en utilisant une échelle de notation (par exemple, de faible à élevé) pour quantifier cette probabilité.

Exemple : Il y a une probabilité élevée, notée 8/10, que les congés d’été impactent fortement la phase « tests » du projet.

3. Évaluer l’impact de ces risques

Évaluez les conséquences potentielles de chaque risque sur le projet, incluant des retards, des coûts supplémentaires ou des problèmes de qualité.

Exemple : L’impact est considéré comme élevé, noté à 8/10, étant donné que les congés pourraient entraîner des retards pour l’ensemble du projet.

4. Élaborer des stratégies d’atténuation des risques

Pour chaque risque repéré, élaborez des stratégies d’atténuation spécifiques. Ces plans peuvent comporter des mesures préventives et des solutions de contournement.

Exemple : Décaler certaines phases du projet en dehors des congés d’été ou alors prévoir des ressources ponctuelles supplémentaires.

5. Surveillance continue

La gestion des risques est un processus continu. Mettez en place un mécanisme de suivi pour évaluer régulièrement l’évolution des risques et ajuster les plans d’atténuation au besoin.

Exemple : Conduire une revue hebdomadaire (ou mensuel des risques en fonction de la taille de votre projet) avec l’équipe pour actualiser les évaluations et les plans d’atténuation.

6. Communiquer

Informez toutes les parties prenantes des risques identifiés et des plans d’atténuation. Une communication transparente contribue à une compréhension commune et à une préparation efficace.

Phase de tests

Inclure des étapes de validation à chaque phase afin d’assurer la qualité du produit final.

1. Élaboration du plan de tests

Élaborez un plan de tests détaillé qui englobe tous les aspects du projet. Cela peut comprendre des tests unitaires, des tests d’intégration, des tests système et des tests de performance.

Exemple : Prévoir des tests unitaires pour chaque module du logiciel et des tests d’intégration pour garantir le bon fonctionnement des différentes parties en synergie.

2. Élaborer les scénarios et le cahier de recette

Développez des scénarios de test spécifiques en vous basant sur les exigences du projet. Chaque scénario de test doit être formulé de manière claire, mesurable et reproductible.

Exemple : Pour évaluer le fonctionnement d’un échange entre 2 applications (interface par Webservice ou API par exemple), concevez un scénario de test simulant un échange complet, depuis l’envoi à partir du logiciel source jusqu’au processus de réception sur le second logiciel.

3. Mise en œuvre des tests

Appliquez le plan de tests en exécutant les scénarios de test préalablement définis. Enregistrez systématiquement les résultats obtenus.

Exemple : Un test d’intégration pourrait vérifier la communication correcte entre 2 logiciels dans le cadre d’une interface

4. Résolution des anomalies

En cas de détection d’erreurs ou d’anomalies pendant les tests, documentez-les minutieusement et veillez à ce que l’équipe de développement les corrige.

Exemple : Si le test met en évidence un dysfonctionnement au niveau de l’interface, l’équipe de développement doit apporter les corrections nécessaires au code et il faudra procéder à une nouvelle exécution des tests.

5. Validation des utilisateurs

Faites participer les utilisateurs finaux au processus de validation. Leurs retours d’expérience sont obligatoires pour garantir que le produit répond à leurs attentes.

6. Documentation des résultats

Maintenez une documentation exhaustive des résultats des tests, des corrections effectuées et de la validation par les utilisateurs. Cela crée une trace de l’évolution du produit.

Exemple : Élaborer un cahier de recette récapitulant les résultats obtenus, les ajustements réalisés, et les commentaires des utilisateurs.

7. Validation avant le déploiement

Avant la mise en production, vérifiez que tous les tests ont été conclus avec succès, que les erreurs ont été rectifiées, et que le produit a reçu l’approbation des utilisateurs finaux.

Exemple : La validation finale pour le déploiement est accordée par l’équipe de gestion de projet après avoir examiné les résultats des tests et la confirmation des utilisateurs.

Conclusion et clôture du projet

Détecter l’ensemble des tâches et des étapes d’un projet informatique requiert une vision précise et une approche méthodique.

En suivant ces démarches, vous augmenterez vos probabilités de succès. 💡✨

En clôture du projet, voici les éléments importants que vous pourrez mettre en place sur vos projets:

1- Livraison des livrables à l’équipe « run ».

2- Bilan du projet.

3- Faire le point et rassembler les leçons que vous avez apprises.

4- Clôture des comptes (Build).

Bien entendu, chaque projet informatique peut présenter des particularités, et certains peuvent nécessiter davantage de souplesse, adoptant une méthodologie Agile pour faire face à des changements imprévus, tels que de nouvelles fonctionnalités demandées par le client ou votre équipe métier, en cours de route.